Les regards se tournent aujourd'hui vers le Conseil de sécurité. L'Assemblée générale de l'ONU a approuvé jeudi la résolution Goldstone soutenue par le monde arabe.
L'Assemblée générale de l'ONU.
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Dans le détail, 114 Etats ont voté en sa faveur et 18 contre, dont Israël, les Etats-Unis, l'Allemagne, le Canada. Par ailleurs, 44 pays se sont abstenus, dont la plupart des Etats européens.
L'Etat hébreu a immédiatement réagi : "De nombreux pays se sont prononcés contre la résolution ou se sont abstenus. Cela prouve clairement que la résolution ne bénéficie pas d'un soutien moral", explique un communiqué du ministère des Affaires étrangères. La résolution ne tient pas compte "des réalités qu'Israël doit affronter".
Le ministère a rappelé toutes les précautions prises par Tsahal durant l'opération Plomb durci : "L'armée a agi de manière bien plus morale que les propres auteurs de cette résolution. Israël continuera de se défendre contre le terrorisme international comme toutes les démocraties du monde", continue le communiqué.
Le son de cloche est évidemment différent du côté des Palestiniens. Selon l'observateur à l'ONU, Riyad Mansour, il s'agit d'un vote "historique dans le combat contre l'impunité".
Le vote de la résolution Goldstone, qui accuse Israël de crimes de guerre durant Plomb durci tout en restant silencieuse sur ceux du Hamas, ouvre la porte à des poursuites devant les cours de justice internationales.
Gênés par un texte perçu comme "injuste" à l'égard d'Israël, les Etats européens ont abordé deux stratégies distinctes : les menaces d'abstention ou des tentatives pour "adoucir" le texte.
Principale inquiétude : le soutien implicite du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui a promis d'étudier le dossier dans les trois mois ou de l'envoyer devant le Conseil de sécurité.
Pour les Etats-Unis, la session de l'Assemblée générale tombe mal : dans les coulisses, on regrette que la résolution Goldstone retarde l'objectif principal de paix entre Israéliens et Palestiniens.