Le Hezbollah a fait, jeudi, sa première déclaration depuis la saisie d'Israël d'un cargo chargé de centaines de tonnes d'armes à destination du groupe terroriste libanais.
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem.
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L'organisation chiite "nie catégoriquement" tout lien avec la cargaison, "que l'ennemi sioniste affirme avoir trouvé sur le bateau".
Mercredi, Israël a annoncé que le navire Francop transportait des douzaines de conteneurs, chargés de centaines de tonnes d'armes dans des caisses portant l'inscription "pièces pour bulldozers".
Le Hezbollah a de son côté condamné Israël d'avoir mené ce qu'il nomme une "opération pirate dans les eaux internationales".
La marine israélienne a intercepté le Francop à environ 100 miles nautiques à l'ouest d'Israël.
La déclaration du Hezbollah fait écho à la déclaration du ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, qui niait également mercredi soir que le cargo transportait des armes en provenance de l'Iran.
"Malheureusement, il y a des pirates officiels qui interrompent le transport de biens, entre l'Iran et la Syrie", a t-il ajouté, devant des journalistes à Téhéran.
"Je tiens à ce que les choses soient claires, le bateau ne transportait pas d'armes iraniennes à destination de la Syrie. Il transportait des produits de la Syrie destinés à l'Iran", a t-il poursuivi.
Le député libanais Michel Aoun, qui s'était aligné en 2006 sur le Hezbollah, a fait savoir que le Liban "se fournirait en armes chez les Chinois s'il ne pouvait plus compter sur Téhéran". Et d'ajouter que l'armement saisi serait plus utile à la "libération de la Palestine" qu'aux conflits libanais.