La ministre de l'Intégration, Sofa Landver, a critiqué les "généralisations racistes" des medias, mardi, au sujet des nouveaux immigrants (olim) d'ex-Union soviétique. Une attention toute particulière a été accordée à ces olim depuis l'arrestation du meurtrier présumé de la famille Oshrenko, Dimitry Kirilik.
La ministre de l'Intégration, Sofa Landver.
Photo: Ariel Jerozolimski , JPost
"Evoquer la nécessité de contrôler le passé des candidats à l'aliya ou de changer la Loi du retour est désastreux et parfaitement raciste", dit-elle. De telles remarques reviennent à "insinuer que toute une population, issue d'une région particulière, a des tendances criminelles", ajoute la ministre.
"Il s'agit d'un meurtre totalement cruel. Cela ne fait aucun doute. Et ce genre d'individus n'a pas sa place dans la société. Cependant, la stigmatisation d'un million d'olim est très exagérée."
Pourtant, le ministre de l'Intérieur, Eli Yishaï, et le député Meïr Chetrit (Kadima) se sont plaints, de leur côté, d'une politique d'accueil "trop libérale". Yishaï a même dit regretter l'intégration de "meurtriers et d'antisémites qui assassinent des Juifs sur le sol israélien".
Chetrit, lui, a lourdement critiqué la Loi du retour, précisant qu'Israël devrait être plus prudent dans sa politique d'immigration.