La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a déclaré lundi que l'offre de l'AIEA ne devait pas souffrir de refus de la part de Téhéran. La communauté internationale doit être certaine que le potentiel nucléaire iranien est contenu.
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Rodham Clinton, rencontre son homologue marocain, Taieb Fassi Fihri (à gauche), avec l'ambassadeur américain au Maroc, Samuel Kaplan, à l'hôtel Mamounia Hotel de Marrakech, Lundi.
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"Nous continuons d'enjoindre les Iraniens à pleinement accepter la proposition formulée, dont ils avaient accueilli le principe de manière favorable", a commenté Clinton. Et d'ajouter que l'Iran devrait l'accepter, "parce que nous ne sommes pas disposés à en changer les termes". Lundi, le chef de l'agence nucléaire de l'ONU a exhorté l'Iran à clarifier sa réponse : la république chiite accumule les déclarations, sans prendre de position définitive. Acceptera-t-elle d'ebrichir son uranium à 70 % en Russie ?
Paris, Londres, Washington, Moscou, Berlin et Pékin soutiennent ce projet.
Cependant, l'Iran préfère clairement acheter son uranium étranger sur le marché, plutôt que de faire confiance aux puissances occidentales.
La controverse est bénéfique au président Mahmoud Ahmadinejad et ses alliés. Ils affirment leur supériorité en défendant la dignité nationale de l'Iran et son droit aux progrès des conditions de vie civile grâce à la technologie nucléaire.
Le chef chiite élargit aussi ses chances de soutien politique, ce dont il a grand besoin après les élections contestées de juin : même ses adversaires les plus féroces seraient fiers des prouesses du nucléaire iranien.