Le Premier ministre Binyamin Netanyahou et plusieurs hauts responsables du ministère de la Santé ont présenté, lundi, la campagne de vaccination contre le virus A(H1N1). La grippe a déjà tué 39 Israéliens et infecté près de 5 000, depuis avril.
Le vice-ministre de la Santé, Yaacov Litzman.
Photo: Ariel Jerozolimski , JPost
Netanyahu a confirmé, au centre médical Sourasky de Tel-Aviv, avoir atteint son objectif : procurer un vaccin pour chaque citoyen d'Israël. "Désormais, c'est aux Israéliens d'aller se faire vacciner et d'observer les règles d'hygiène. Je crois qu'ainsi, nous pourrons passer l'hiver en toute sécurité", a-t-il ajouté.
Le gouvernement a commandé à trois entreprises pharmaceutiques étrangères un nombre suffisant de vaccins pour fournir 7,3 millions de personnes. Le ministère de la Santé a déjà importé 350 000 des 2,3 millions doses prévues pour fin mars. Coût d'achat : près de 450 millions de shekels, main-d'œuvre médicale non comprise. Il y a quelques mois, un quart des personnes interrogées dans un sondage du ministère déclarait vouloir refuser le médicament. Une étude plus récente n'a pas été effectuée. Pourtant, le Dr Itamar Grotte, du ministère de la Santé publique, prévient que "le vaccin reste le moyen le plus efficace de prévenir la maladie".
Différentes marques de vaccin se sont révélées efficaces pour produire des anticorps contre le virus. Mais elles n'ont pas été largement testées sur des personnes souffrant de maladies chroniques. La plupart des essais cliniques étaient réalisés sur des patients en bonne santé. "Seulement" une trentaine de personnes, presque toutes atteintes d'une maladie chronique, sont décédées depuis avril de cette souche de la grippe. En comparaison, des centaines de personnes meurent chaque hiver de la grippe saisonnière.
Les injections, qui ne sont pas obligatoires, seront d'abord proposées aux équipes médicales et aux personnels des hôpitaux. A partir de mercredi, des vaccins gratuits seront mis à la disposition des personnes présentant de hauts risques, des enfants de trois ans et plus, et des adultes de moins de 65 ans.
Entrent dans cette catégorie, les personnes atteintes de maladies respiratoires chroniques, de maladies cardio-vasculaires chroniques (l'hypertension non comprise) ; celles ayant un système immunitaire affaibli (personnes atteintes de cancer ou du VIH, patients ayant reçu une transplantation d'organe et des personnes suivant un traitement qui affaiblit leur système immunitaire, comme les stéroïdes) ; les personnes souffrant de troubles chroniques du métabolisme (comme le diabète), d'une maladie rénale chronique ; ceux atteints de carences (en thalassémie ou en hémoglobine par exemple) ; les obèses morbides ; les personnes atteintes de maladies neurologiques chroniques telles que la sclérose multiple ; les enfants et les jeunes jusqu'à 18 ans qui prennent de l'aspirine dans le cadre de longs traitements.
Le vaccin contient une substance appelée "adjuvant" (un agent pharmacologique ou immunologique qui modifie l'effet des vaccins). Il n'est pas adapté aux femmes enceintes, ni aux enfants âgés de six mois à trois ans, ni aux personnes de plus de 65 ans souffrant de maladies chroniques. Les vaccins sans adjuvant arriveront en décembre. Le reste de la population est ainsi convié se présenter pour les premières injections début décembre.
Le ministère de la Santé rappelle qu'il ne protège pas de la grippe saisonnière. Plus d'informations peuvent être obtenues (en hébreu) sur le site Internet du ministère : www.health.gov.il.