L'Iran a fait savoir, lundi, qu'il ne rejetait pas le plan de l'ONU visant à limiter la capacité du pays à développer des armes nucléaires. Il exige cependant qu'un panel technique en revoit les termes.
Le ministre iranien des Affaires étrangères,Manouchehr Mottaki.
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Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a en effet déclaré, à Kuala Lumpur (Malaisie), que l'Iran avait fait connaître sa position à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) deux jours auparavant. Il se trouvait en Malaisie pour assister à une rencontre diplomatique avec huit autres pays islamiques.
Ses remarques peuvent être interprétées comme un assouplissement de la position iranienne, après le rejet initial du plan, samedi. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait également affirmé que son gouvernement poursuivrait son programme nucléaire malgré les préoccupations internationales.
A la question "Téhéran a-t-il rejeté l'accord ?", Mottaki répond simplement "non".
Le plan prévu par l'ONU exige l'envoi par l'Iran de 1 200 kilogrammes - soit 70 % de son stock d'uranium non-enrichi à la Russie, en une seule livraison d'ici la fin de l'année. A partir de là, la France convertirait l'uranium en combustible nucléaire puis le renverrait dans un réacteur de Téhéran pour produire des isotopes médicaux.
"Nous avons réfléchi à ces propositions, ainsi qu'à plusieurs considérations techniques et économiques. Il y a deux jours nous avons fait connaître notre opinion et nos observations à l'AIEA et il est fort possible que nous établissions une commission technique pour revoir et reconsidérer toutes ces questions", a expliqué Mottaki.
Il a refusé de préciser quand le panel se réunirait.
Si l'Iran accepte le plan de l'ONU, il ne pourra pas reconstituer un stock permettant de produire des armes atomiques pendant une période d'un an. Depuis que son programme d'enrichissement secret a été révélé il y a sept ans, l'Iran a amassé plus de 1 500 kilogrammes d'uranium non-enrichi dans son usine de Natanz.