Les Etats-Unis tirent leur épingle du jeu. Les hauts représentants de la Défense ont bien précisé samedi les avantages que Washington gagnait à s'entraîner avec Israël en matière de défense antimissile. Les résultats de l'opération Juniper Cobra, orchestrée par les forces israéliennes et américaines, seront utilisés par le département de la Défense pour créer un nouveau bouclier antimissile de l'OTAN en Europe.
Illustration.
Photo: Tsahal , JPost
Quelque 2 000 militaires américains et israéliens vont parachever l'exercice cette semaine. Ils doivent tester cinq différents systèmes de défense capables de protéger Israël en cas d'attaque de missiles balistiques. But de la manœuvre : créer les infrastructures nécessaires dans le cas d'un conflit où l'administration Obama déciderait de déployer un bouclier antimissile en Terre sainte.
Selon les médias étrangers, l'entraînement se terminera par un tir-en-direct d'un missile Patriot à la fin de la semaine. Un fonctionnaire a précisé que le dernier essai de ce genre avait eu lieu il y a deux ans.
Parmi les systèmes balistiques testés figurent l'Arrow 2 (israélien), l'Aegis (situé sur un navire), le THAAD de haute altitude et le Patriot (PAC). C'est la première fois que tous ces systèmes sont déployés en Israël.
L'exercice - le plus grand du genre organisé par les deux pays - a permis aux Américains de tester leurs armes de défense dans des conditions météorologiques différentes.
"La météo peut affecter l'efficacité d'un système antimissile", a expliqué un fonctionnaire.
Le président américain, Barack Obama, a annoncé le mois dernier qu'il n'installerait pas, contrairement à la promesse de son prédécesseur, de bouclier antimissile en Pologne et en République tchèque : la Russie s'y était farouchement opposée.
A la place, un nouveau projet est en cours d'examen. Il inclura le déploiement de navires de la marine américaine, équipés de systèmes de défense antimissile Aegis. Une ligne de front dans la mer Méditerranée sera ainsi formée, à quelques kilomètres de bases antimissiles européennes.
Les Américains s'interrogent actuellement sur les bases de lancement à utiliser. L'OTAN préconise le SM-3, épine dorsale du système Aegis ; mais l'armée américaine semble préférer les systèmes, israéliens Arrow et Arrow 3.