24.11.09
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L'eau fait flamber les porte-monnaie

Par EHUD ZION WALDOKS
29.10.09
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Si, comme l'année passée les précipitations sont basses cet hiver, Israël sera confronté à une réelle pénurie en eau. Parmi les mesures envisagées pour faire face à la situation : l'importation ou la mise en place d'usines de dessalinisation transportables.


Photo: JPost

Le président de l'Autorité des eaux, le professeur Ouri Shani, a annoncé mardi 20 octobre les projets en cours pour l'année 2010. La mauvaise nouvelle ? Même en cas d'hiver pluvieux, la crise sera sérieuse l'an prochain. "Il n'y a pas de solutions magiques : le prix de l'eau va monter", prévient-il.

L'Autorité des eaux se prépare à l'hiver sur la présomption qu'il sera aussi sec que l'an passé. Toutes les mesures prises jusqu'à présent resteront en vigueur, y compris la surtaxe sur l'eau. Cette année, la saison commence avec des ressources en eau inférieures d'un mètre par rapport à l'an passé. Ainsi, malgré la politique actuelle d'économie, il faudra puiser dans les réserves qui atteindront des seuils inquiétants.

Ces dernières années, les pluies se font rares : seules 70 % des précipitations moyennes annuelles se sont abattues sur Israël. Le lac de Tibériade (Kinneret) est 5 mètres en dessous du niveau minimal, la ligne rouge. Même en cas d'hiver pluvieux et d'un gain de 1,6 mètre, le niveau du lac demeurera plusieurs mètres sous ce seuil de référence.

"Le problème de l'Autorité de l'Eau c'est qu'elle gère cette crise trop bien !", observe Shani. Et d'expliquer que si un consommateur avait ouvert le robinet de sa cuisine sans que d'eau n'en sorte, il aurait compris la gravité de la situation. Au lieu de cela, en raison de "l'excellente gestion et du personnel dévoué de l'Autorité", ce cas de figure a été évité. L'augmentation du prix de l'eau permettra la construction d'usines de dessalement, poursuit-il.

Le projet de dessalinisation ne pourra toutefois alléger la crise aquifère avant 2013. Dès lors, cinq usines de traitement produiront 600 millions de mètres cubes d'eau par an.

Autre option envisagée : l'installation d'usines de dessalinisation transportables tout le long de la côte. Mais l'eau produite coûterait alors le double du prix actuel.

Enfin, à l'heure où les tensions avec Ankara demeurent, le ministère des Affaires étrangères est en contact avec la Turquie pour transférer de l'eau via la Méditerranée. Une possibilité déjà soulevée par le passé puis repoussée, pour être bien plus coûteuse que le dessalement d'eau. Mais les discussions avec la Turquie pourraient reprendre devant les impératifs de l'Etat juif : Israël a un besoin annuel de 12 à 18 millions de mètres cubes d'eau potable.

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