L'hebdomadaire allemand Der Spiegel a révélé samedi que les agents du Shin Bet (service de sécurité intérieure) menaient des contrôles de sécurité suspects auprès des passagers des vols El Al et des personnes les accompagnant à l'aéroport Schönefeld de Berlin.
Un avion d'El Al. Illustration.
Photo: Ariel Jerozolimski , JPost
En effet, d'après l'article, les agents interrogent ceux qui conduisent les passagers à l'aéroport sans voyager eux-mêmes à Tel-Aviv. A la base du rapport, l'article cite un porte-parole de la police de Potsdam et un agent de la sécurité israélienne.
Mais le porte-parole de la police de Potsdam affirme que ses propos ont été déformés par Der Spiegel. Il les aurait tenus à plusieurs reprises dans le passé et n'est au courant que d'une seule plainte adressée récemment.
Der Spiegel explique que les agents israéliens exigent de vérifier la carte d'identité ou le passeport de personnes situées en-dehors de la zone d'inspection qui leur est réservée.
L'article fait référence à un cas où l'épouse d'un passager d'El Al a été suivie dans une librairie de l'aéroport et interrogée sur la raison du voyage de son mari. Le porte-parole de la police de Potsdam, Jörg Kunzendorf, cité anonymement dans le journal allemand, a confié dimanche au Jerusalem Post qu'il "ne pouvait pas juger s'il y avait une raison à cet interrogatoire sans avoir examiné les faits".
Il a ajouté qu'"en général les mesures de sécurité étaient plus strictes" avec El Al et a affirmé que l'exercice excessif du pouvoir n'était aucunement autorisé aux Israéliens. Il a en outre expliqué que les mesures de sécurité étaient un terme du "contrat entre les passagers et la compagnie aérienne" et "il revient aux passagers de reconnaître ou non les conditions de vol".
Der Spiegel cite également un "agent des services secrets israéliens" anonyme qui a qualifié d'"étrange" le comportement des forces de sécurité.
Des passagers d'El Al ont notamment été cités anonymement sans expliquer pour quelle raison ils préféraient s'exprimer dans la confidentialité.
Les institutions juives allemandes et israéliennes maintiennent un niveau d'alerte élevé à cause de menaces de mort et de sentiments anti-israéliens dans le pays.